L’élaboration d’une œuvre chez Sébastien Delvaux part d’une envie, d’un besoin de provoquer l’œuvre. 
Les situations minimales dans lesquelles il se place, le protocole qu’il s’impose le contraint à redéfinir ce qui fait œuvre, à élargir son champ des possibles.

Son affection pour l’espace le pousse naturellement à l’intégrer à son processus. La rencontre avec un lieu agit comme un déclencheur, activant une réaction qui est propre au lieu et permet à l’oeuvre de se mettre en place.

L’image provocante, tentative relationnelle art/spectateur, à l’apparence presque académique, se joue des codes, déviante, entre évidence et paradoxe, l’image se joue de l’altérité de l’autre. 

Provoquer la réaction du spectateur, la réflexion sur ce qui est montré, sur sa relation à ce qu’il voit. Cette réaction ne lui appartient pas, l’œuvre ne lui appartient déjà plus. Livrée au regard de l’autre, elle prend son existence.